Beaucoup de personnes qui gèrent les biens de ce monde ne peuvent agir directement auprès de ceux qui ont tout perdu et sont dans la nécessité à cause de leur santé, à cause du chômage, de la guerre, etc.

Nous leur proposons, en s’impliquant financièrement dans une œuvre de Miséricorde comme le Village Saint Joseph, de participer, d’être une pierre vivante dans la construction d’un royaume de paix, de justice ; nous proposons que nous, « croyants », nous soyons comme la réalisation de la promesse du Père, la Terre Promise : le lieu de la Victoire sur le mal et tout ce qui conduit à la Mort, à l’enfermement ; le lieu de la Vie, de la vrai Vie, de la Vie Éternelle.

Même les « non-croyants » aspirent à ce bonheur, à cette justice ; c’est intrinsèque à tout être humain, même si parfois c’est tellement caché, enfoui…

Le fait de donner la possibilité de participer à cette œuvre de Miséricorde permet à ceux qui le désirent mais ne savent pas comment faire, de sortir ce qu’il y a de meilleur en eux. C’est de l’ordre du salut des hommes et de l’entrée dans la bénédiction pour soi, pour sa famille, pour son entreprise.

Nous n’invitons pas à un geste condescendant vis-à-vis des « pauvres » ; nous provoquons la bénédiction, la fécondité. Tout ce que nous offrons sera fécond. C’est la culture du don : un pour 30, 60, 80 jusqu’à 100. A l’inverse, tout ce que nous gardons, enfouissons, sera perdu. C’est ainsi que Jésus nous révèle le jugement dernier dans Matthieu 25 (31-46) :

… j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire…
… chaque fois ce que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.

Même les « non-croyants » peuvent faire de cette parole une ligne de conduite, un chemin de sagesse et de paix, un moyen de participer à un monde plus juste. Il ne s’agit pas d’une parole culpabilisante comme on veut souvent le faire croire avec une lecture superficielle, mais bien d’une clé de libération. Ouvrir notre cœur, partager, même si ce n’est que notre superflu, encore plus s’il s’agit de notre nécessaire, être généreux nous rends libre de la vraie liberté.

 

Enfin nous retrouvons la capacité d’aimer, la joie d’être dignes, et de pouvoir nous regarder en face. C’est le bonheur que nous souhaitons à tous les hommes de bonne volonté, à tous ceux qui cherchent à vivre autrement, et surtout à ceux qui veulent sortir de l’ENFERMEMENT pour entrer dans la VIE.

 

Nathanaël