En 1991, dans le prolongement de la spiritualité de l’unité des Focolari, le mouvement de l’économie de communion nait au Brésil. Il est initié par Chiara Lubich qui est interpellée par le contraste entre la grande richesse de quelques personnes et l’immense pauvreté du plus grand nombre.

Economie de communion… de quoi s’agit-il ?

Ce texte est extrait de « Économie de communion, des entreprises osent le partage » Édition Nouvelle Cité

Il s’agit d’une économie non plus fondée sur la lutte pour dominer, mais sur la « volonté de progresser ensemble », en mettant en jeu nos ressources économiques, nos innovations et nos talents, afin de partager les bénéfices avec ceux que le système économique actuel tend à exclure car « improductifs ».

Une telle proposition peut sembler, à priori, difficile à accepter. Cependant, elle est d’une grande actualité et d’une grande valeur humaine. Le bien-être économique, lorsqu’il est obtenu au détriment des exclus, n’apporte ni le bonheur, ni la paix. Même ceux qui semblent les plus insensibles à la souffrance des autres en font l’expérience, par exemple quant ils doivent se défendre du désespoir des exclus en se barricadant derrière des portes blindées ou dans des quartiers protégés.

Par contre, au sein d’une famille, on trouve normal et on se réjouit de donner sans calcul égoïste et de prendre en charge celui qui momentanément ne peut subvenir lui-même à ses besoins. L’économie de communion est une invitation à élargir l’horizon de notre famille naturelle à la famille des personnes proches du mouvement des Focolari, d’ores et déjà « un seul cœur et une seule âme », et au-delà, à toute la famille humaine afin qu’elle aussi devienne « un seul cœur et une seule âme ».

Un patron a naturellement tendance à se projeter dans son entreprise et à y réinvestir les bénéfices qu’il produit, pour s’apercevoir, au soir de sa vie, que le fils sur lequel il comptait pour la reprendre n’en est pas capable ou, tout simplement rêve d’être poète… La culture du don lui propose au contraire de partager tout au long de sa vie les fruits de son ingéniosité.