Petites chroniques d’amis du village

Nous sommes Elise et Louison, étudiants de 20 ans respectivement en psychomotricité et en psychologie. Nous voulons ici vous livrer notre découverte et notre visite au village Saint Joseph.

Louison :

J’ai découvert le village Saint Joseph il y a quelques mois sur les réseaux sociaux. Le journal Aleteia écrivait un article à propos de la recherche de fonds pour la chambre froide du village. Il m’a alors suffi de quelques clics supplémentaires pour dénicher le reportage vidéo de Katia et Nathanaël. Touché par ce témoignage, je décide de faire un don que j’accompagne d’un message de soutien et de félicitations pour ce bel engagement. Je m’empresse de partager la vidéo à Elise et j’oublie bien vite le village et le témoignage au profit de ma vie quotidienne. C’est finalement le village St Joseph qui me rattrape quelques jours plus tard en m’envoyant un message de remerciement pour le don effectué. Quelques mots cordiaux pour me dire merci et m’inviter, si le cœur m’en dit, à passer au village un de ces jours pour rencontrer en vérité les habitants.

Elise :

Lorsque j’ai regardé le témoignage vidéo de Katia et Nathanaël j’ai été profondément touchée. Deux seules idées me sont venues à l’esprit : je voulais aider le village et je voulais leur rendre visite. Louison avait le même souhait. Et la vie a repris son cours… Nous en parlions de temps en temps, je sentais bien que nous étions marqués par l’expérience de vie de Katia et Nathanaël. Je les ai contactés et avec leur accord j’ai donc décidé d’offrir à Louison pour Noël un séjour au village où nous pourrions nous mettre au service de la communauté et contribuer comme nous pouvions à la vie quotidienne.

Louison :

Pour un jeune couple, offrir un week-end doit faire partie des cadeaux courants. Mais offrir un week-end au village St Joseph pour nous mettre au service d’autres, je ne m’y attendais pas. Elise avait donc pris contact avec Katia et Nathanaël et, ne pouvant être présent lors de notre passage, ils nous ont proposé d’assister à un de leur témoignage sur Paris. Ce qui nous a frappé lors de ce témoignage fut l’authentique amour qui émanait du couple de Katia et Nathanaël, un amour l’un pour l’autre, mais aussi un amour de l’autre, un amour du plus petit. Nous avions devant nous un couple qui avait réussi à vivre l’Évangile chaque jour. »

Elise :

«  Nous avons donc fixé notre venue lors du week-end de l’Ascension et ce furent Jean-Guy et Régine qui nous ont accueillis à bras ouverts au cours d’un déjeuner. Nous avons peu à peu découvert la vie familiale du village et ses trois piliers fondateurs : fraternité, activité et spiritualité. Nous pensions participer aux activités et aux travaux quotidiens mais nous avons découvert que le village aussi était adepte de week-end de repos. Nous avons eu la chance de nous balader au lac de Guerlédan, au canal de Nantes à Brest, sur la plage d’Erquy, d’assister au jubilé de sœurs Augustines, à une messe animée par le village, de regarder des films tous ensemble… J’avais l’impression de faire de grandes sorties et de grands repas en famille.

Louison :

Plus que vivre avec le village, nous voulions comprendre ce qui l’animait et comment il s’était construit. Nous avons pu longuement discuter avec Jean-Guy et Régine sur les fondements du village, son histoire, son organisation, ses objectifs, et bien évidemment la présence de Dieu au cœur des foyers. Et puis les rencontres des habitants, de leurs histoires, de leurs rêves, leur difficulté, leurs joies, leur quotidien au village… Nous souhaitions découvrir et apporter notre aide, et nous n’avons fait que recevoir.

Elise :

Notre passage au village m’a profondément marquée. Tout d’abord l’accueil, j’ai eu l’impression d’être invitée à bras ouverts dans une grande famille, sans jugement ni préjugé mais empreint de tolérance. Ce fut précieux de rencontrer des gens aussi bienveillants que les habitants du village alors que beaucoup étaient dans des périodes difficiles et qu’ils cherchaient un lieu pour se reconstruire. Ils m’ont donné une leçon de vie : se soutenir et aider les autres avec le sourire alors qu’on peut être soi-même en train d’appeler à l’aide. La spiritualité rythme la vie des foyers et j’ai compris à quel point elle pouvait relever et rétablir ceux qui croient. Chaque journée est remise entre les mains du Seigneur, c’est un véritable acte d’humilité. Les bases du village sont le couple et la famille et j’ai mesuré l’importance de l’intégrité de ces deux entités. Je me souviendrai que Bernard m’a dit une phrase qui résume assez bien l’esprit des foyers : « la tendresse est le signe de maturité.